| LES INSIGNES DU REGIMENT | |
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En pointe, gravée en creux sur les pattes de l’ancre, la devise « Fidelitate & Honore » à gauche et « Terra et Mare » à droite. Ancre de métal doré, supportant un écu français moderne argenté et émaillé. Gravé en creux sur la trabe de l’ancre, « 1638 », date de création du « Régiment des Vaisseaux », premier de nos régiments de la Marine. Quarante troisième dans l’ordre d’ancienneté en 1791, le « Royal Vaisseaux », nom qu’il portait depuis 1669, a donné naissance au 43e Régiment d’Infanterie Métropolitaine, à Lille. C’est donc par sentimentalité que la date de « 1638 » figure sur l’insigne du 2e RIC, premier régiment de l’Arme, lui aussi. En pointe, gravée en creux sur les pattes de l’ancre, la devise « Fidelitate & Honore » à gauche et « Terra et Mare » à droite. Cette devise était celle du « Régiment de Karrer ». Ce régiment suisse fut le premier créé spécialement pour le service des colonies, en 1730. Dans l’angle supérieur gauche, armoiries émaillées de la ville de Brest, garnison de tradition du 2e de Marine, lys sur bleu et hermines sur émail ivoire, et en pointe couvrant le diamant de l’ancre, écusson de col noir à deux chevrons d’argent, timbré du chiffre 2 d’or. L’inventeur de l’insigne du 2e RIC fut en 1937, R. IONTZEFF, fils d’un russe blanc, qui voulut, muni d’un passeport de la SDN s’engager dans la Légion étrangère. Par l’erreur d’un bureaucrate le 2e REI devint le 2e RIC et IONTZEFF se retrouva à Brest. Il ne réussira jamais à faire rectifier cette erreur d’affectation. He 1ère variante : Insigne identique au premier sauf pour la position des voiles qui sont inversées. Le vaisseau se présente ainsi « bout au vent », manœuvre qui permet de l’immobiliser le temps d’ajuster le tir. Dans cette présentation, si l’insigne y gagne en exactitude, il y perd certainement en élégance. Porté d’abord par le 2e BIC en garnison à Nantes en 1947, il fut conservé par la suite au 2e RIMa.
Réalisé en 1947. Fabricant : DRAGO puis FRAISSE. Homologué G433. 2e variante : Insigne identique au deuxième, mais la partie supérieure de l’arrière du vaisseau (petit rectangle) est d’émail ivoire au lieu de noir. 3e variante : Insigne identique au deuxième, mais les flots (trois vagues) sont bleu clair, de la même couleur que les armoiries de Brest. 4e variante : Il existe un insigne du même fabriquant et de la même époque, avec des voiles bleues, coque brune, salves et fumées rouges, mer verte. Armes de Brest à lys d’argent sur rouge et hermines sur bleu. Ecusson de col bleu foncé timbré d’un 2 d’argent et à chevrons rouges. 5e variante : Vaisseau à coque noire, voiles jaunes, salves rouges à fumées jaunes, flots noirs. Petit écu dans l’angle supérieur gauche avec trois fleurs de lys d’argent sur champ de sable et trois hermines d’argent sur fond jaune, ce qui n’a plus rien à voir avec les armes de Brest. Variante fabriquée par DRAGO à la fin de l’année 1975 et au début de 1976, refusée et renvoyée par le corps, mais dont un certain nombre d’exemplaires a cependant circulé. |
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